Ces dernières années, l’industrie laitière a connu une hausse spectaculaire des prix des matières premières et des coûts énergétiques. Parallèlement, de nombreux professionnels hautement qualifiés ont retiré pour la dernière fois leur filet à cheveux pour prendre une retraite bien méritée. Malgré les meilleurs efforts des départements RH, l’industrie connaît des difficultés à recruter de jeunes talents pour les remplacer, laissant des vides significatifs en matière d’expertise dans l’atelier de production.
En réponse à cela, il est tout à fait logique de s’efforcer d’adopter l’approche d’analyse des produits laitiers en service réduit en tirant parti des dernières avancées en matière de contrôle automatisé des process, notamment en exploitant le domaine en constante évolution de l’analyse de ces derniers. Comme le lait entrant représente environ 50 % des coûts de production, ce point représente l’objectif principal pour l’utilisation de l’analyse des process afin d’améliorer le résultat du processus laitier. Grâce à un flux constant de données de contrôle issues du process, les laiteries peuvent tirer le meilleur parti de leur investissement dans les systèmes de contrôle en améliorant l’utilisation des principaux composants du lait dans leurs produits. Dans le même temps, la dépendance à la main-d’œuvre et à l’expertise dans l’atelier de production est réduite et l’idée d’une production « en service réduit » se rapproche de la réalité.
Illustration 1 : Illustration du contrôle du process concernant la teneur en matière grasse du lait lorsqu’il pénètre dans la laiterie. La courbe bleue montre la plage initiale de variation de la teneur en matière grasse. La courbe rouge montre la variation réduite obtenue avec le contrôle du processus. Cela permet de rapprocher l’objectif de production (ligne bleue en pointillés) concernant la teneur en matière grasse des spécifications industrielles de 1,5 %. Des gains de production significatifs peuvent être réalisés sans avoir d’impact sur la qualité et sans risque de dépasser le seuil de 1,5 %.